ROBERT. : « La grande cuisine simplifiée, art de la cuisine nouvelle mise à la portée de…”

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Paris, éd. Audot, éditeur du “bon jardinier”, 1845, EDITION ORIGINALE, fort in-8, demi-maroquin noir à coins, plats papier marbré “gouttes” vert et jaune, filets à froids de …

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Description

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ROBERT. : « La grande cuisine simplifiée, art de la cuisine nouvelle mise à la portée de toutes les fortunes suivie de la charcuterie, de la pâtisserie, de l’office, des conserves et des légumes et précédé d’un dictionnaire du cuisinier. »

Paris, éd. Audot, éditeur du “bon jardinier”, 1845, EDITION ORIGINALE, fort in-8, demi-maroquin noir à coins, plats papier marbré “gouttes” vert et jaune, filets à froids de séparation, guirlande, fleurons, auteur et titre dorés sur dos à 5 nerfs, reliure d’époque restaurée, une partie de la couverture d’origine est conservée (le décor de la première est découpé et collé sur la première garde; la quatrième est collée sur la dernière garde), XXX – (10) – 405 – (3) pp., dont 2 pp. du catalogue de l’éditeur, papier fort, ill. par 52 figures in et hors-texte, dont 10 pl. hors-texte de plans de table avec explications, Préface, Dictionnaire du cuisinier, Eau de Seltz, table des matières, Errata, 2 cachets de chez J. Dupont et Malgat sur la page de pré-titre et sur la page de titre.

L’auteur, (PC) Robert fut officier de bouche des ministères de l’Intérieur et de la Marine, du Comte de Saint-Aulaire, ambassadeur de France en Angleterre. Il fut également propriétaire – chef d’un célèbre restaurant dans la forêt de Romainville, “le Tourne-bride”.

Après avoir “attaqué” avec les viandes mais aussi le gibier, les volailles nous passons à la charcuterie. Du poisson d’eau douce au poisson de mer et aussi les légumes et pour l’office, les plats sucrés et la pâtisserie. On n’oublie pas les “petits” alcools. Un chapitre sur l’emploi de l’eau de Seltz. Le dictionnaire des termes de cuisine est suivi par des plans de services à table.

Un Grand livre de cuisine du milieu du 19e siècle ! Il fut souvent “oublié” dans les grandes bibliographies ou mal jugé ! Il est devenu très RECHERCHE et RARE. Ce livre faisait partie de la  Bibliothèque culinaire de Victor Michon, qui fut l’un des plus grands cuisiniers du début du XXe siècle. Il fut formé aux fourneaux de sa mère.  Aujourd’hui encore, le Prix « Victor Michon » au Concours International Gastronomique d’Arpajon fait partie des titres dont s’honorent beaucoup de chefs “étoilés”. Cuisinier des Grands, il fut le cuisinier de l’Ambassade d’Autriche – Hongrie, située à l’Hôtel Matignon à Paris au moment de la Première Guerre mondiale. Il organisa le banquet de 3 000 couverts  pour les fêtes russes, le menu offert au Roi des Belges par le président Félix Faure et le déjeuner d’Isabelle II de Castille. Mais ses recettes reflètent une cuisine à la fois bourgeoise et simple. Il présida au journal « Le cuisinier français » ainsi qu’à «L’académie Culinaire de France », créée en 1883. Sa bibliothèque privée comptait les plus grands noms de la gastronomie française : Grimod de La Reynière, Vincent La Chapelle, Jules Gouffé, Brillat-Savarin, Antonin Carême, Etienne, Urbain Dubois, Escoffier et bien d’autres !   

Bon état de la reliure malgré quelques épidermures sur le dos de la reliure; nombreuses rousseurs éparses parfois importantes; petits manques à la garde sur laquelle est collé le “décor” de la couverture d’origine.

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