19e siècle, Conserves, Technique

APPERT, Nicolas François : “Le livre de tous les ménages, ou l’art de conserver, pendant plusieurs années, toutes les substances animales et végétales.”

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APPERT, Nicolas François : “Le livre de tous les ménages, ou l’art de conserver, pendant plusieurs années, toutes les substances animales et végétales.”

Paris, chez Barrois l’aîné, 1813, troisième édition revue et augmentée de procédés nouveaux, d’expériences et d’observations nouvelles, in-8, demi chagrin brun raciné, auteur et titre dorés sur pièce de titre en maroquin rouge, date d’édition dorée en bas du dos, 4 fleurons dorés sur dos à 4 nerfs, plats papier raciné brun et noir, gardes papier marbré “cailloux” beige à filets multicolore, tranches mouchetées, reliure d’époque, XXXXVIII – 176 pp., signature autographe de l’auteur au dos de la page de titre, 1 planche dépliable comprenant 10 figures en noir, Avertissement, Avant-propos de la seconde édition, Explication de la planche, Table des matières.

Nicolas Appert (1749 – 1840) fut élève de bouche de la Maison ducale de Christian IV. Il s’installe à Paris vers 1780, rue des Lombards, comme confiseur. Etant intéressé par les problèmes de conservation des aliments, il effectue plusieurs expériences sur son terrain de Massy. En 1809, il met au point un procédé nouveau, l’Appertisation, récompensé par le Ministère de l’Intérieur, qui le dote d’un prix de 12 000 francs. L’industrie de la conservation vient de naître !

Très belle reliure. ! Ce livre faisait partie de la  Bibliothèque culinaire de Victor Michon, qui fut l’un des plus grands cuisiniers du début du XXe siècle. Il fut formé aux fourneaux de sa mère.  Aujourd’hui encore, le Prix Victor Michon au Concours International Gastronomique d’Arpajon. fait partie des titres dont s’honorent beaucoup de chefs “étoilés”.

Cuisinier des Grands, il fut le cuisinier de l’Ambassade d’Autriche – Hongrie, située à l’Hôtel Matignon à Paris au moment de la Première Guerre mondiale. Il organisa le banquet de 3 000 couvert pour les fêtes russes, le menu offert au Roi des Belges par le président Félix Faure et le déjeuner d’Isabelle II de Castille. Mais ses recettes reflètent une cuisine à la fois bourgeoise et simple.

Il présida au journal « Le cuisinier français » ainsi qu’à « L’académie Culinaire de France », créée en 1883. Sa bibliothèque privée comptait les plus grands noms de la gastronomie française : Grimod de La Reynière, Vincent La Chapelle, Jules Gouffé, Brillat-Savarin, Antonin Carême, Etienne, Urbain Dubois, Escoffier et bien d’autres !  RARE. Très bon état de la reliure; quelques rousseurs éparses, ancienne mouillure sur le haut à droite de la page 129 à la page 146,  la page de titre est légèrement brunie; la planche est en très bon état.                      730€